Kimi son rêve, Schumi son idole
Marqué au fer rougeSes propos tenus à Hockenheim sur son admiration pour Kimi Räikkönen ont fait jaser. Lundi, Jean Todt (Ferrari) a précisé sa pensée. Sans oublier Michael Schumacher.
"Le moment de cette journée que je garderai à l'esprit est la cérémonie du podium où se trouvaient mes trois pilotes favoris." Le commentaire de Jean Todt, après le doublé rouge de Michael Schumacher et Felipe Massa au Grand Prix d'Allemagne, devant la McLaren de Kimi Räikkönen, a fait l'effet d'une petite bombe. Le choix d'"Iceman" quant à 2007 est imminent et beaucoup ont vu dans la bouche du Français l'indice irréfutable du transfert du Finlandais chez Ferrari.
"Il n'y a rien de nouveau", a coupé le directeur de Ferrari, lundi. "Vous avez l'impression que c'est nouveau car vous spéculez sur qui va piloter, qui sera annoncé (pour l'année prochaine) mais si vous reprenez mes commentaires d'il y a deux ans, lorsque l'on m'avait demandé : qui préférez-vous parmi les nouveaux pilotes ?, j'ai toujours dit Räikkönen. Si vous prenez Schumacher, il est mon héros, si vous prenez Massa, je suis très proche de lui, il fait un bon boulot. Nous l'avons depuis cinq ou six ans avec nous. Et puis, il y a Kimi. Il n'y a pas d'autres message."
Weber pousse Schumi à se retirer
On se souvient de 2004 les commentaires de Jean Todt, élogieux à l'endroit du Nordique, après une fantastique victoire au Grand Prix de Belgique, à Spa. Ce week-end, le vice-champion du monde 2003 et 2005, également convoité par Renault, a juré que rien n'était fait avec les Rouges. Mais le fait que le patron français aborde le sujet de lui-même est au moins une malice.
Une paire Schumacher / Räikkönen rejoindrait le sublime du couple Prost / Senna, expérimenté par McLaren, en 1998 et 1989. L'Histoire attend son comptant mais y aura-t-on droit ? Willi Weber, manager de Michael Schumacher, 37 ans, a en effet invité son pilote à se retirer s'il était champion en 2006. Une intervention qui froisse pour le moins Jean Todt.
"En ce moment, Michael adore piloter", affirme le patron de Maranello. "Il démontre à chaque weekend à quel point il est bon. Michael est un gars très intelligent. Je ressens l'encouragement que je donne à Michael de faire ce que son coeur lui dit, plutôt que son manager ou son patron. Il sait qu'autant qu'il le voudra, il pourra piloter une Ferrari. Nous sommes très heureux, plus qu'heureux, mais j'espère qu'il veut piloter. Quelle que soit sa volonté, je la respecterai. Aujourd'hui, c'est : 89 victoires, 70 avec Ferrari, 7 titres de champion du monde. Il a juste besoin d'avoir l'envie de piloter s'il veut continuer à piloter